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Mar 28 Aoû - 13:56

Qui suis-je vraiment à part l’ultime connard prétentieux qui détruit des familles ? Pas grand-chose de plus à vrai dire… Mais j'men fous, ça me va comme ça.









AT DAWN :

Un jour je suis né. Comme toutes personnes avant moi et plein d’autres après moi. A la différence que j’ai eu cette chance d’être né du ventre d’un Ange. Mon Ange. La plus belle et la plus gentille femme au monde. La seule personne qui ne m’a jamais aimé de tout son cœur. Et Ô bordel comment j’étais heureux avec elle.

6 ans de ma vie que j’ai passé auprès de cet Être de Lumière. Je n’ai jamais été aussi bien plus tard. Jamais.

La 7e année, l’Ange allait donner naissance à un deuxième enfant : un frère. Mon frère. Bien sûr que j’étais jaloux ! Partager l’amour de l’Ange avec quelqu’un d’autre ? Jamais !

Je faisais des crises jour et nuit pour empêcher ce malheur de se produire. J'enchaînai les bêtises pour attirer l’attention de l’Ange quitte à s’octroyer les foudres du Père tout puissant.

« Hé l’Ange ! Regarde-moi ! Je suis là moi aussi ! Aime-moi encore l’Ange ! AIME-MOI JE TE DIS ! ».

Mais, rien…

Puis un soir, à l’aube du huitième mois de cohabitation parasite. L’Ange est venu me parler.

« Jake, m’a-t-elle dit, Jake. Bientôt tu auras un frère. Un petit frère. Aime-le de la même façon que je t’aime. Ne sois pas jaloux Jake, mon amour pour toi n’en sera pas moins fort : tu es mon enfant. Lui aussi sera mon enfant. Il est ton sang comme le mien. Il est de ta famille. De notre famille.  Donne lui tout l’amour du monde. Protège-le dans toutes les circonstances. Fais-le pour moi Jake. »

Et j’y ai cru. J’ai cru l’Ange : elle avait raison. Pourquoi tant de haine envers cet enfant ? Pourquoi toute cette jalousie ? Je vais arrêter de te décevoir l’Ange et je vais tout donner pour mon frère !

C’est une semaine plus tard que la tragédie se passa. Impatient de rencontrer celui qui partageait mon sang, je me rappelle que ce matin je m’étais fait tout beau et j’avais cueilli un bouquet pour l’Ange et lui apporter un peu de bonheur dans la souffrance d’un accouchement. Mais de souffrance il n’y en avait pas. D’Ange il n’y en avait plus. A sa place un démon hurlant qui baignait dans le sang. Un être abominable qui l’avait dévoré de l’intérieur.

Ce fut la première fois que je vis Ellie. Ce fut la première fois que je vis ma sœur.


AT NOON :

La suite de cette histoire sordide n’est qu’une succession de déception. Déçu d’avoir perdu à tout jamais l’Être de Lumière. Déçu d’avoir perdu le frère que j’étais sensé aimé. Déçu d’avoir perdu la dernière source d’estime que pouvait avoir mon père de moi. Déçu par la vie et ses caprices. Déçu par l’injustice. Déçu.

S’en suivi des années difficiles pour mon entourage. Dégoutté par tout, je m’amusais à rependre le malheur auprès de n’importe quelle personne qui croisait mon chemin : ma sœur en particulier. « Toi aussi tu va vivre le calvaire que je vis » « Toi aussi tu vas prendre ce que tu m’as pris ». Et ce que faire ça m’aidait ? Bien sûr que non ! La frustration était telle que rien ne pouvait la faire totalement disparaître.

Chaque jour qui passait, ma mère me manquait. Chaque jour qui passait le poids de son absence s’intensifiait. Chaque jour qui passait la fosse de mon désespoir s’intensifiait.

Ce fut Elena, notre nourrice qui colmata la première cette brèche. A l’époque j’étais plutôt solitaire : après la perte de ma mère je m’étais fait à l’idée que personne ne pourrait la remplacer. Pourtant, Elena eu la patience de créer une relation avec moi. Elle commença par tout simplement s’intéresser à moi pour ce que j’étais. Elle prit le temps de me connaître et malgré ma méfiance innée de l’Autre, elle réussit à m’amadouer.

Et ce fut fatidique. Un lien très puissant se créa en peu de temps. Un lien qui me retient encore prisonnier. Un lien de dépendance. De tout l’amour que je n’ai pas pu offrir durant des années, je l’offris à une seule personne. Et j’absorbais la moindre once d’amour qu’elle daignait me donner. C’était ma drogue. Ma nouvelle drogue. Et j’aimais ça.


AT TWILIGHT :

Les années qui suivirent cette adolescence tumultueuse furent plus radieuses. J’avais des projets. J’avais de l’ambition. J’avais une carrière. J’avais du pouvoir. J’avais même une petite amie !

Mais surtout, j’avais Elena. Sa seule voix me réconfortait et me donnait l’envie de vivre et de me dépasser ! Elle me susurrait des conseils, des indications, des ordres : ce que je devais faire et ne pas faire. Et elle tombait juste à chaque fois. Plus je l’écoutais mieux ma vie se portait. Elle dictait mon bonheur et le dictait bien.

C’est durant cette période de la vingtaine aussi que je me suis mis à arborer ce sourire qui me caractérise tant. Celui qui inspire de la peur aux gens. Celui qui cache mes profonds desseins.

Mon père détestait ce sourire. Il détestait mon choix de vie. Il détestait ma vocation politique et ma grande gueule. Bien évidemment détestait ma petite amie (bon pour le coup ce n’est pas comme si je l’aimais beaucoup non plus c’était juste… Pour la forme). En fait tout simplement me détestait moi. Pour lui : seul Ellie comptait.

Mais je m’en fichais de tout ça ! Il avait Ellie, j’avais Elena.

En parlant d’Ellie...

Ellie. Cette sœur que je n’ai jamais et que je ne pourrais jamais aimer. La responsable de mon malheur. Je l’avais laissé tranquille durant cette période. J’arrêtais de la tourmenter pour me concentrer sur le renforcement de mon pouvoir. Je ne l’oubliais pas pour si peu : je savais que j’avais un plan pour elle. Mais pas tout de suite … C’était trop tôt.


AT NIGHT :

A mes 33 ans j’avais acquis de plus en plus de pouvoir politique allant même jusqu’à inquiéter mon père. Tout cela c’était mis en place sur des années moyennant, retournement de cerveaux des esprit faibles, corruption, menaces, mises à mort… Bref, un pouvoir invisible à l’œil nu qui s’infiltrait dans toutes les cavités de la Station. Un contrôle officieux des populations. Et lorsque mon père s’en rendit enfin compte. Lorsqu’il mit un pied en dehors de son bureau, lorsqu’il décida d’écouter son peuple en colère (colère que j’avais initier dans l’esprit des gens) plutôt que ses conseillers à sa botte, lorsqu’il décida de se confronter à la réalité : il était trop tard.

C’est pendant un début d’après-midi de printemps que tout se déroula. Ellie était parti en expédition quelconque loin de la ville. Mon père et ses conseillers étaient dans le bureau. Et les soldats en charge de protéger les membres du conseil furent ordonner d’éliminer à l’unisson leurs protégés pendant une énième réunion sur l’approvisionnement de la Station (Ordonner mais prêt à le faire de bon cœur, les joies de la manipulation).

Quand j’entrai finalement dans le bureau : tous étaient morts sauf mon père. Je vêtis mon plus beau sourire, m’approchait et :

« Allez ! A plus le vieux. »

Avant de lui ouvrir la gorge de part en part et de le laisser se noyer dans son propre sang.

Aaah enfin ! Je respirai la puissance. Un de moins, encore une autre à décimer.


Mais cette fois je jouerais plus avec ma proie.


Mon histoire reprend en attendant le retour d'Ellie et ça sera une affaire de famille.



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"Hey there. This is The Lynx, reminding you that we at The Union we are still offering bounties for Toronto's most wanted. The reward has risen to eight billion dollars for the bandit we know as Ellie Wicklow - big girl, looks like she survives on nothing but hookers. -- double that if you use those awful bi-headed dogs to bring her down okay? Alright. Jake "The Lynx", signing off. Union rules."

"Oh and don't forget I see everything, I hear everything, I know everything. Yeah even you in the deep of your shithole I know what you are doing. Still Jake "The Lynx", signing off (twice). BYYYE KIIIDDOS !"
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